L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s3.t3.30
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s3.t3.30
- Language
- French
v3.c16.s3.t3.30
accord curieux, c'est tout à la fin de son règne et de sa vie que la légende place l'expédition de Kaniṣka dans la région du Nord. S'il est bien mort, comme le voudrait notre chronologie, vers l'an 112(1), ce serait donc les armes de son successeur Huviṣka qui auraient rétabli, entre 114 et 120, ce même Ch'en-p'an, tout frais sorti des couvents du Nord-Ouest, sur le trône de ses ancêtres. Quoi qu'il en soit, les sinologues s'accordent à placer en l'an 120 de notre ère l'introduction officielle du Bouddhisme à Kashgar. Dès lors la grand'route de Chine s'étendait devant lui(2). Et sans doute le premier rôle continua quelque temps à être réservé au Gandhāra : c'est à un artiste de Puṣkarāvatī que le Sūtrālaṅkāra(3) confie encore la tâche d'aller décorer un monastère de Tashkend. Mais il n'y a plus lieu d'être surpris que, dans le Céleste Empire, le métier de traducteurs de textes sacrés et de colporteurs ou fabricants d'images ait été surtout rempli au IIe et au IIIe siècle par des Bactriens ou des Sogdiens, sujets des Yue-tche.