L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s3.t3.42
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s3.t3.42
- Language
- French
v3.c16.s3.t3.42
Essaierons-nous à présent de résumer l'œuvre collective déjà accomplie? Sur la route du Sud, qui est restée le domaine particulier de la mission anglaise, les eaux qui dévalent des montagnes, apportant avec elles la fertilité et la vie, prolongeaient jadis beaucoup plus loin qu'aujourd'hui la ligne de verdure de leurs peupliers et de leurs roselières. Autant par le fait de la dessiccation générale du pays que de la négligence musulmane, qui a laissé s'obstruer les canaux d'irrigation, le sable a gagné du terrain sur les cultures et le désert a pris sa revanche sur la civilisation. C'est des anciens établissements abandonnés, maisons particulières, monastères ou *stûpa*, que sont sorties les trouvailles. Sur la route du Nord, celle des missions russe, allemande, française, japonaise, les édifices de plein air étaient en général trop ruinés pour avoir conservé aucune pièce de grande dimension; les découvertes les plus importantes ont été faites dans les hypogées creusés au flanc des collines voisines de Tourfan ou de Koutcha. De part et d'autre, si on laisse de côté des manuscrits rédigés dans presque tous les alphabets et les langues de l'Asie, des sceaux, des intailles, des monnaies, des étoffes, des broderies, le gros des collections est constitué, soit par des sculptures sur bois et des modelages d'argile, soit par des peintures, les unes murales, les autres exécutées sur soie, sur toile ou sur bois. Disons-le tout de suite : ce qu'il y a de plus nouveau et de meilleur, ce sont encore les peintures.