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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s3.t3.44

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s3.t3.44

Language
French

v3.c16.s3.t3.44

Elles n'ont pas seulement le grand avantage, déjà signalé¹, de nous rendre parfois une idée approchée de ce que dut être la peinture gandhârienne. M. A. Grünwedel, qui est un artiste en même temps qu'un philologue, vante avec complaisance chez les fresques de Koutcha la vigueur du dessin, l'habileté de la composition, voire même le pathétique de l'expression : et celles que Sir Aurel Stein a mises de son côté au jour, notamment près de Miran, méritent les mêmes éloges. Quant aux statues, elles sont le plus souvent établies en argile peinte sur un bâti de bois et de fascines de roseaux. Aussi n'en retrouve-t-on guère que la partie la moins friable et sans doute aussi la plus soignée, à savoir les têtes. Celles-ci ne sont pas sans grâce, ni surtout sans originalité : malheureusement ce procédé d'exécution invitait et prêtait à la multiplication indéfinie des moulages. Ici l'abus est certain, car on a retrouvé des moules, en même temps que des poncifs pour les dessins. Tout compte fait, il ne faut pas oublier que ces ruines du Turkestan, restes d'édifices en torchis ou de grottes creusées dans des falaises terreuses, sont des fondations plutôt mesquines et dues à de barbares donateurs.