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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s3.t3.49

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s3.t3.49

Language
French

v3.c16.s3.t3.49

Les preuves de cette assertion se lisent déjà dans les relations des explorateurs eux-mêmes; car ils étaient mieux préparés que personne — ne cherchez pas ailleurs les raisons de leur éclatant succès — à définir et à commenter leurs propres trouvailles. Nous devons nous borner à signaler, ou pour mieux dire à rappeler les traits les plus caractéristiques d'une analogie si généralisée. Elle s'étend, on le sait, jusqu'aux édifices. Les stûpa de Rawak, près de Khotan, ou de Mauri Tim, au N.-E. de Kashgar, sont, par exemple, tout à fait conformes aux modèles de l'Inde du Nord¹, tandis que les plafonds de plusieurs cryptes de Qyzyl sont, au témoignage de MM. A. Grünwedel et P. Pelliot², exactement du même type que celui de Pândrenthân (fig. 57). Si nous passons maintenant aux scènes légendaires, il sera beaucoup plus court de dire qu'elles se représentent presque toutes, et toujours conformes aux prototypes gandhâriens, depuis le Dîpaṅkara-jâtaka jusqu'à celles qui suivirent le trépas du Maître. Il suffit de reproduire une fois de plus ici les « quatre grands miracles », pour qu'on juge de la fidélité des répliques à travers les différences de style (fig. 523). La seule variante importante concerne le tableau de la Nativité, qui est complètement retourné; mais l'accident est clairement imputable au fait que le poncif de cette scène a été employé à l'envers; et, en effet, pour que tout rentre dans l'ordre accoutumé, il suffit de regarder cet épisode par transparence. Enfin, parmi les personnages, nous avons déjà dû noter en passant quantité de figures empruntées aux superstitions populaires de l'Inde et à peine modifiées au cours de leur déplacement. Faut-il les énumérer tous à nouveau : démons grotesques (fig. 524), Nâgas et Garuḍas (fig. 525), Vajrapâṇi et Lokapâlas, couple tutélaire (fig. 528-530), dêva du Soleil (fig. 531), type de l'ascète brah-

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