L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c17.s2.17
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c17.s2.17
- Language
- French
v3.c17.s2.17
Peut-être est-ce une illusion de notre part : mais — sauf que nous possédons, du moins dans les vieux bronzes, des spécimens d'un art purement chinois — les choses nous semblent en somme s'être passées à peu près comme dans l'Inde. Faut-il pousser plus loin encore l'analogie et imaginer en Chine, avant la période d'influence gandhârienne, une période d'influence gréco-iranienne (2) ? Celle-ci aurait pu s'ouvrir dès les premières relations établies par l'aventureux voyage de Tchang-k'ien en Bactriane dans le dernier tiers du IIe siècle; et rien n'est théoriquement plus vraisemblable, ainsi que nous avons eu occasion de le dire, que la pénétration directe, le long de la grand'route commerciale, d'objets d'art industriel ou de motifs décoratifs empruntés à l'Orient hellénisé (3). Pourtant — on nous permettra d'insister sur ce point — c'est seulement après la propagation des prototypes gréco-bouddhiques à travers la Sérinde et leur introduction du bassin du Tarim dans ceux du Hoang-ho et du Yang-tsé, que s'est produite la brusque transformation artistique ci-dessus décrite. Tandis qu'à l'actif de l'importation directe de la Bactriane et de la Parthie, on ne voit guère à signaler que l'exemple, aujourd'hui contesté, des décors de miroirs¹, c'est à présent tout un peuple de statues qui sort du