Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v1.c2.s3.t1.151
Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v1.c2.s3.t1.151
- Language
- French
v1.c2.s3.t1.151
Le P. Marc décrit un autre itinéraire qui mène également au Népal, mais en partant de Bettia. « On va vers le N.-E. ; pendant trois jours on traverse un terrain de hautes herbes qui servent de repaire aux tigres, aux ours, aux rhinocéros, aux buffles. On n'y trouve pas de grandes routes, mais de tout petits sentiers qu'on a peine à reconnaître. On arrive enfin au pied des monts où se trouve un petit fort de montagne appelé Parsa, qui est dans les forêts ; c'est là que les voyageurs doivent payer le tribut. De Parsa on traverse encore ces forêts et on arrive le soir à Bisciacor, qui est à l'encontre d'un petit ruisseau qui descend des montagnes ; on y reste la nuit pour être à l'abri des tigres ; à cet effet on allume de grands feux et on fait bonne garde. De là commencent les montagnes. La seconde nuit on fait halte à Etondà, où finit le royaume de Macuampur, qu'on laisse à droite. C'est là qu'en 1763 l'armée de Casmalican, voulant aller prendre furtivement le Népal, se trompa de chemin. A Etondà ils prirent à droite, se trouvèrent en Macuampur, assaillirent une des trois forteresses qui défendent Macuampur. Ils ne purent la prendre parce qu'un seul homme et deux femmes qui s'y trouvaient se défendirent vaillamment. Avec des pierres seulement ils forcèrent 10 000 personnes à se retirer. Deux jours après il entra dans la forteresse cinq autres hommes, et un mois après cinq autres. Et alors ces 12 hommes seuls firent une sortie de nuit, tombèrent sur les postes des Musulmans, tuèrent mille personnes ; les autres se précipitèrent par les roches, tant que l’armée de Casmalican perdit cette nuit-là 6 000 personnes, des plus braves, et fut obligée de se retirer le jour après, sans que ces gens leur fissent aucun mal : ils leur avaient promis que s’ils sortaient des montagnes dans le délai de trois jours ils ne les molesteraient pas, mais que s’ils tardaient davantage, personne ne sortirait, car ils fermeraient les passes et les massacreraient tous.