Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v1.c2.s3.t1.152
Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v1.c2.s3.t1.152
- Language
- French
v1.c2.s3.t1.152
« De Bettia au Népal, le chemin est de huit journées. [Le P. Marc décrit en détail les dangers de la malaria qui rend la traversée du Téraï impossible de la mi-mars à la mi-novembre.] D’Etondà, qui consiste en quelques paillottes pour la garde dudit lieu et d’où commence le royaume de Népal, en poursuivant le voyage il n’y a pas d’autre chemin que par le lit d’un ruisseau qui vient du Nord et s’écoule vers l’Occident ; ce ruisseau, ou plutôt ce fossé, qui se creuse entre des escarpements très élevés, roule deux pieds d’eau en saison sèche ; aux autres saisons il est impraticable. Il est rempli de rocs et de grosses pierres qui s’éboulent journellement d’en haut ; l’eau est très rapide. Il faut passer une journée entière dans ce lit de ruisseau en le passant et le repassant trente-cinq fois. Au bout du ruisseau, on monte une montagne vers le milieu de laquelle se trouve le premier lieu du Népal, appelé Bimpedi, et à la cime dudit mont se trouve un autre fort appelé Sisapani où se trouve une eau très limpide et froide, que les gens appellent « eau de plomb » ; puis montant et descendant pendant deux jours on arrive au dernier lieu des montagnes, nommées Tambacani (mines de cuivre considérables), lieu fort difficile à passer et bien fortifié pour observer attentivement les voyageurs ; la situation en est telle que dix hommes peuvent facilement en repousser 20 000 avec des pierres seulement. En passant encore d'autres petites montagnes bien couvertes d'arbres, on découvre la vallée du Népal¹. »