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Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v1.c2.s3.t2.31

Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v1.c2.s3.t2.31

Language
French

v1.c2.s3.t2.31

D’autres religieux avaient encore réussi à passer en temps opportun. Entre 650 et 655, un moine natif d’outre-Chine, parti de Corée, Hiuen-t’ai, traversa le Népal pour atteindre l’Inde Centrale. Vers le même temps, Tao-fang se rend au Magadha par la voie du Népal ; il séjourne plusieurs années au couvent de Mahâbodhi, puis retourne au Népal où il se fixe. Il y demeurait encore vers 690. Peut-être il aimait à y retrouver le dieu de son berceau, Mañjuçrî, adoré sur les hauteurs de l’Ou-t’ai chan, dans l’arrondissement de Ping où il était né, et que le bouddhisme népalais vénère aussi comme une sorte de divinité patronale. C’est aussi du même arrondissement de Ping que venait le religieux Tao-cheng qui s’achemina vers Nâlanda, peu de temps avant l’an 650, par le Tibet et le Népal. Sur le chemin du retour, il ne revit le Népal que pour y mourir, à l’âge de 50 ans. Le Népal fut encore funeste à Matisimha, natif de Tch’ang-ngan, qui vint mourir au Népal à 40 ans, tandis qu’il rentrait dans sa patrie, et aussi à Hiuen-hoei, qui revenait du couvent de Mahâbodhi, et n’avait que 30 ans quand il mourut au Népal. Sans doute affaiblis déjà par le climat de l’Inde, ils contractaient au passage du Téraï des fièvres mortelles. Les couvents népalais reçurent encore comme hôtes deux Chinois à demi tibétains déjà ; leur mère était la nourrice de « la princesse tibétaine ». L’un, d’eux résidait encore au Népal dans le Çiva-vihâra, quand I-tsing était dans l’Inde¹.