Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v1.c2.s3.t2.91
Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v1.c2.s3.t2.91
- Language
- French
v1.c2.s3.t2.91
Les Gourkhas ont toujours cherché à tirer parti de leurs relations avec la Chine : en 1815, au cours de la guerre qu'ils soutenaient contre les Anglais, ils pressèrent l'empereur d'envoyer des troupes chinoises à leur secours. Fidèle aux leçons de K'ien-long, l'Empereur refusa d'intervenir. En 1841, ils offrirent à la Chine, en guerre avec les Anglais, d'opérer une diversion sur les frontières de l'Inde ; la Chine repoussa cette aide compromettante ; les Gourkhas n'hésitèrent pas à réclamer une compensation pour le profit qu'ils auraient pu faire. En 1853, tandis que la Chine luttait contre la révolte des T'ai ping, les Gourkhas vinrent encore offrir leurs services sans plus de succès. Ils réclamèrent alors, comme en 1841, une compensation, pour se dédommager, et se saisirent de Kirong et de Kuti, qu'ils gardèrent ; ils poursuivirent leurs empiétements, mais se virent contraints d'accepter un arrangement en 1858. Le premier ministre du Népal, Jang Bahadur, reçut à cette occasion, avec un bouton de mandarin, le titre de « T’ong lin pim ma ko kang wang syan », général en chef de l’armée, prince vraiment brave et premier ministre. Bir Shamsher Jang, qui exerça les fonctions de premier ministre de 1886 à 1901, reçut la même distinction, et il n’en tirait pas médiocrement vanité.