Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v1.c3.s2.47
Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v1.c3.s2.47
- Language
- French
v1.c3.s2.47
Les femmes de la bonne société vivent en général retirées dans l’intérieur de la maison et ne se montrent qu’aux jours de fête, aux temples et aux pèlerinages : embarrassées dans leurs amples jupes, elles sont incapables de marcher et ne se déplacent que portées à dos d’hommes. La polygamie est universelle ; les hauts personnages s’entourent, par affectation, d’un sérail très nombreux. L’abus des aphrodisiaques, qui en est la conséquence, exerce une action déplorable sur le développement des Gourkhas. Les veuves conformément à la loi hindoue que les Anglais interdisent de suivre dans l’Inde, sont autorisées à monter sur le bûcher conjugal ; les petits monuments élevés à l’honneur des « satîs » se rencontrent encore couramment. Pourtant la coutume tend à s’affaiblir ; Jang Bahadur a interdit aux veuves qui ont des enfants en bas âge de monter sur le bûcher, et la veuve qui faiblit au dernier moment peut renoncer à son sacrifice sans que les parents assemblés l’obligent à tenir son engagement. Un second mariage est naturellement interdit aux veuves ; la loi brahmanique est intransigeante sur ce point ; mais au lieu de la condition misérable et désespérée qui les attend dans l'Inde, elles peuvent chez les Gourkhas contracter sans déshonneur une union irrégulière.