Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v1.c3.s3.21
Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v1.c3.s3.21
- Language
- French
v1.c3.s3.21
Chez les Gourkhas, le service de l'État se confond à peu près avec le service militaire. Le métier des armes est la seule profession digne d'un véritable Gourkha; artisans, commerçants, paysans sont le bétail humain qui sert à faire vivre l'armée. A part les Névars, toujours suspects et tenus à l'écart, l'armée est ouverte à toutes les castes. Aussi chaque année, à la pañjanî, les postulants ne manquent pas et le choix est aisé. En principe, tout sujet népalais doit un an de service militaire au roi; mais le nombre d'hommes obtenu serait supérieur aux besoins; en outre, le système du recrutement au choix offre plus de garantie au pouvoir. Pendant son année de service, le soldat ou l'officier touche une solde qui n'est pas réglée en espèces, mais payée par une concession de terrain (jagir); un simple soldat de dernière classe reçoit un jagir de 100 roupies; un capitaine de première classe, un jagir de 4 000 roupies. Les grades supérieurs sont réservés aux parents du mahârâja; ses frères, ses fils, ses neveux sont colonels, lieutenants généraux, généraux, commandants en chef, sans aucune considération d'âge ou de mérite; ils touchent à ces titres des émoluments élevés, et de plus un cadeau régulier qui leur est dû par tous leurs subordonnés.