Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v1.c3.s3.42
Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v1.c3.s3.42
- Language
- French
v1.c3.s3.42
Ainsi l'unité de mesure n'est pas une unité de superficie, mais une unité de valeur. En fait les prix assignés aux quatre catégories de terrains de culture variaient pour la même superficie, selon les classes, comme 1 : 0,87 : 0,83 : 0,76; pour les terrains bâtis ou à bâtir, comme 1 : 0,89 : 0,84. La réduction de la perche d'arpentage de 10 ½ coudées à 7 ½ coudées prouve que depuis l'institution de cette mesure jusqu'à Jaya Sthiti Malla, la valeur des terrains avait augmenté du quart (10 ½ : 7 ½ = 1,4 : 1). Vers 1792, Bahâdur Sâh, régent sous la minorité de Raṇa Bahâdur,[*] donna l'ordre de dresser un nouveau cadastre; on en tint les résultats secrets; mais le peuple, à qui une opération de ce genre est toujours suspecte, ne manqua pas d'attribuer la soudaine disgrâce du régent, en 1795, au péché qu'il avait commis « de vouloir mesurer les limites de la terre ». Bahâdur Sâh s'était contenté d'appliquer la méthode des Mallas; la valeur des terrains était de même estimée en ropnîs; vingt-cinq ropnîs en moyenne faisaient un champ, *khet*(*kṣetra*)¹. Dans les bons terrains, on faisait usage d'une perche longue de 7 ½ coudées ; c'était la perche de Jaya Sthiti Malla ; dans les mauvais terrains, la perche avait une longueur de 9 ½ coudées. La même estimation, dans les terrains de la seconde catégorie, supposait donc une superficie d'un quart en plus.