Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v1.c3.s3.55
Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v1.c3.s3.55
- Language
- French
v1.c3.s3.55
Comme ouvriers, les Névars excellent dans le travail du bois et du bronze et dans l'orfèvrerie. Les voyageurs chinois admiraient dès le VIIe siècle les ciseleurs et les sculpteurs du pays. Les Mallas, artistes d'instinct et de tradition à la fois, bâtisseurs infatigables, encourageaient et maintenaient les arts nationaux; les Gourkhas indifférents les laissent se perdre. Les darbars et les temples anciens, même les maisons des simples particuliers étalent aux yeux des merveilles de goût et de fantaisie, où les influences multiples de l'Inde, du Tibet et de la Chine, se mêlent et se fondent dans une invention harmonieuse. La porte d'or du darbar de Bhatgaon, la porte de Changu Narayan sont de véritables chefs-d'œuvre. Les Névars sont également très habiles à fondre les cloches; on en montre une à Bhatgaon qui a cinq pieds de diamètre. Katmandou aussi a sa cloche monumentale. Le Népal fabrique encore un grand nombre d’idoles, tant bouddhiques que brahmaniques, qui se répandent au Nord et au Sud de l’Himalaya. A cause de leur adresse au travail des métaux, les ouvriers népalais sont très recherchés dans le monde tibétain. Le P. d’Andrada trouva en 1626 des orfèvres népalais au service du roi de Chaparangue, dans le Tibet¹. Au milieu du XIXe siècle, le P. Huc trouva établis à Lhasa un grand nombre de Névars. Il les décrit sous le nom de Pé-boun qui s’applique mieux aux gens du Bhoutan ; mais le portrait qu’il en trace, étincelant de verve et de vie, ne permet pas d’hésitation². La peinture a été cultivée avec succès au