Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v1.c4.165
Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v1.c4.165
- Language
- French
v1.c4.165
Qu’elles empruntent leur nom officiel au panthéon bouddhique ou au panthéon brahmanique, les divinités du Népal n’en gardent pas moins un cachet manifeste d’origine locale. Chaque ville, chaque village, chaque source, chaque étang, chacun des accidents du sol a son patron spécial, déesse ou dieu n’importe ; et chacun de ces patrons a un sanctuaire propre, si modeste qu’il soit, dédié à sa gloire. Il n’est pas étonnant dès lors que le Népal se flatte de posséder 2 500 temples, ou même 2 733. A dire vrai, le Népal religieux dépasse les limites de la vallée : pris dans son acception la plus large, il s’étend au Nord jusqu’à Nīlakaṇṭha, le lac sacré de Gosain-than, à 8 jours de marche de Katmandou ; au Sud, il va jusqu’à Naṭeçvara, à 2 jours de distance ; à l’Ouest, il s’arrête à Kaleçvara, également éloigné de 2 jours de Katmandou ; enfin à l’Est, il se prolonge jusqu’à Bhīmeçvara, à 4 jours de marche, sur la rive droite de la Tamba-Kosi ; le temple, élevé en l’honneur de Bhīmasena le Pāṇḍava, dans la petite ville de Dolkha, a comme prêtre (pûjārī) un Névar¹. Mais le total donné ne prétend pas s'appliquer aux temples dispersés sur ce vaste domaine ; il se restreint à un périmètre rigoureusement défini, qui embrasse outre la vallée du Népal deux annexes peu étendues : à l'Est, la vallée de Banepa jusqu'au confluent de deux ruisseaux, la Nîrâvatî (ou Lîlâvatî) et la Roṣamatî ; à l'Ouest, une bande de terrain située sur le versant occidental du mont Deochok (ou Indra Than).