Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v1.c4.68.3
Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v1.c4.68.3
- Language
- French
v1.c4.68.3
Sur le conseil de Brahmâ, qui connaissait par expérience la puissance de Târâ puisqu’il devait à son concours d’avoir réussi à créer le monde, Vasiṣṭha, fils de Brahmâ, part interroger Viṣṇu sous la forme du Bouddha (Buddha-rûpi Janârdana), qui seul connaît les rites du culte de Târâ. Il pénètre dans le « grand pays de Čîna » et il aperçoit le Bouddha entouré d’un millier d’amantes en extase érotique. La surprise du sage touche au scandale. « Voilà des pratiques contraires aux Védas! » s’écrie-t-il. Une voix dans l’espace corrige son erreur : « Si tu veux, dit la voix, gagner la faveur de Târâ, alors c’est avec ces pratiques à la chinoise (Čînâcâra) qu’il faut m’adorer ! » Il s’approche du Bouddha, et recueille de sa bouche cette leçon inattendue : « Les femmes sont les dieux, les femmes sont la vie, les femmes sont la parure. Soyez toujours en pensée parmi les femmes ! » Avec une pousse de l'arbre de Chine (Mahâ-Čîna-druma), on atteint la toute-puissance magique, si on pratique les cinq rites communément désignés sous le nom des Cinq M, leur lettre initiale : *madya*, boire de l'alcool ; *mâmsa*, manger de la viande ; *matsya*, manger du poisson ; *mudrâ*, faire avec les doigts des gestes compliqués ; *maithuna*, forniquer. Le dernier rite est le plus efficace de tous, surtout quand on y ajoute l'adoration d'une femme nue, quelle que soit sa naissance.