Pramāṇa · Search · About · API

Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v2.c6.259

Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v2.c6.259

Language
French

v2.c6.259

Avec Çivadeva, la dynastie se déplace ; elle abandonne son ancienne résidence de Bâṇeçvara où elle s'était maintenue depuis l'avènement de son fondateur Bhûmivarman, et elle se transporte à Deva-Paṭṭana (Deo Patan) la ville contiguë au temple de Paçupati, fondée au temps d'Açoka, embellie et enrichie par Bhâskaravarman, successeur de l'antique Paçuprekṣa deva. Çivadeva y élève un palais de neuf étages ; il y fonde une porte, deux puits, trois fontaines, quatre images de Nṛtya Nâtha, cinq plates-formes à danser, six quartiers (tolas), sept Içvarîs, huit Âgamas, neuf Gaṇeças : puis, en raison de la forme arrondie de la ville, il lui donne le nom de Gola « la boule ». Il fonde aussi Nava-tola, y établit quatre Gaṇeças, quatre Bhairavas, quatre Nṛtya-Nâthas, quatre Mahâdevas, quatre Kumârîs, quatre Buddhas, quatre Khambas, quatre Gaganaçâris, et quatre carrefours avec des images de Bhûtas. Il est aussi le fondateur de Mahânagara, et d'autres localités encore. La religion surtout l'intéresse, il institue et réglemente sans se lasser. Il installe aux côtés de Paçupati Nṛtya Nâtha du mont Çatarudra et Kâmeçvara Bhîmasena ; il érige un Vaçana Vinâyaka. Il reconnaît Vatsalâ Devî pour la divinité principale du Népal, lui accorde un sacrifice humain par an, crée une procession de char en son honneur. Il restaure le culte de Bhuvaneçvarì, de Jayavâgîçvarì, de Râjeçvarì, etc. Il décide que la Vajrayoginì (de Sanku) sera repeinte tous les douze ans seulement. Docilement attaché à un yogi qu'il tient pour une incarnation de l'irascible Durvâsas, et qu'il adopte pour guru, il abdique, laisse le trône à son frère Narendradeva, et va vivre en humble disciple auprès du yogi. Le yogi mort, il s'attache à un bhikṣu qu'il prend pour guru, entre dans les ordres bouddhiques, construit un couvent où il se retire; mais au bout de quatre jours de vie monastique, il reconnaît qu'il s'est mépris sur sa vocation, demande à rentrer dans le monde, quitte la robe jaune du bhikṣu, reçoit le sacrement d'âcârya, et construit dans le voisinage du premier couvent un autre couvent où il va vivre en famille : c'est le couvent aujourd'hui connu sous le nom d'Onkulî Bihâr, à Patan. Un jour, tandis qu'il se livre à la méditation, son crâne éclate, et tandis que l'âme s'en échappe, il en jaillit une pierrerie mystérieuse, énigmatique de forme et de taille.