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Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v2.c6.3.2

Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v2.c6.3.2

Language
French

v2.c6.3.2

Un échafaudage de bois, fixé au sommet, sert à soutenir pendant la saison des pluies un appareil de nattes employé comme défense contre l'infiltration des eaux. Au retour de la saison sèche, cet appareil est remplacé durant une semaine par un parasol de bois et d'étoffe. Les čaityas d'Açoka ont préservé la forme des monuments les plus anciens du bouddhisme indien ; ils rappellent directement et le célèbre stûpa de Sanchi, et les « topes » également fameux du Gandhâra. La plinthe est le seul enjolivement, bien rudimentaire encore, qui soit venu modifier les lignes brutes du stûpa primitif. Mais le couronnement de maçonnerie et de briques (čûdâmani) marque une évolution en train de s'accomplir : le parasol, qu'il supporte aujourd'hui pendant une période si courte, est pour ainsi dire l'attribut naturel du stûpa ; il est le symbole de la souveraineté, et le Bouddha y a droit comme čakravartin et comme dharmarâja « monarque universel et roi de la loi ». Le nom même de *dharma-râjikâ* affecté aux 84000 fondations d'Açoka exprime bien cette union de la souveraineté avec la religion. Les représentations les plus anciennes figurées sur les monuments montrent le stûpa couvert du parasol. On en vint naturellement à doubler, à tripler l'emblème, pour honorer mieux le saint ; le nombre des parasols superposés s'éleva jusqu'à treize, et quelle que fût la raison de ce choix, le nombre de treize resta consacré par l'usage.