Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v2.c7.s5.34
Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v2.c7.s5.34
- Language
- French
v2.c7.s5.34
Il eut pour successeur son fils, Simha Pratâpa Sâh, qui régna trois ans² (1775-1778). Simha Pratâpa se montra plus généreux envers les dieux que son père, qui avait fait pendant toute sa vie un seul don à Paçupati. Il s'engagea à offrir en sacrifice à Guhyeçvarî, patronne du Népal, 125 000 animaux. Il honora aussi la déesse Tulajâ ; enfin il fit apporter au darbar le linga de Nayakot. Il aimait à résider en hiver dans le Téraï, et se préoccupa d'améliorer cette partie trop négligée de ses domaines³. A sa mort, il laissait comme héritier un enfant au berceau, Raṇa Bahâdur Sâh, Le désastreux régime des longues minorités et des régences disputées à coups de poignard commençait avec le petit-fils de Prithi Narayan pour se continuer désormais sans interruption. Le P. Giuseppe, qui écrivait sa notice sur le Népal au moment où éclataient les premières rivalités de cour, après la mort de Pratâpa Simha, et qui ne pardonnait pas aux Gourkhas l'expulsion des missions franciscaines, voyait avec une joie mal contenue poindre déjà la vengeance divine. « Peut-être le serment que Prithi Narayan ne craignit pas de violer (le serment prêté aux nobles de Patan et qui vouait en cas de parjure le roi et cinq générations derrière lui à l'enfer) aura son effet avec le temps. » Si sa vie s'était prolongée par miracle, le P. Giuseppe aurait pu féliciter la Providence de sa ponctualité dans la rétribution des fautes.