Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v3.c10.s14.10
Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v3.c10.s14.10
- Language
- French
v3.c10.s14.10
« Si mon amitié te fait plaisir, voici mon bras allongé. Que la main prenne la main ; qu'un pacte ferme soit conclu ». Et le commentateur glose ainsi : maryādā anyonyakāryasampādanaviṣayo niçcayaḥ| badhyatām buddhyā vicārya pratijñāyatām. « Maryādā, c'est une détermination qui a pour objet un service mutuel à se rendre, Badhyatām veut dire : après mûre réflexion, engager sa parole ». Il est intéressant de retrouver dans cette glose un élément essentiel du maryādābandha la réflexion préalable énoncée dans les mêmes termes qu'employait le récit du Divyāvadāna (svabuddhyā vicārayataḥ) Maryādābandha implique donc un engagement bilatéral, mûrement élaboré par les parties contractantes. (Il faut donc dans le récit du Divyāvadāna traduire ainsi : « Et nous ferons de Pūrṇa l'objet d'une convention spéciale entre nous deux »). L'expression est très importante, puisqu'elle exclut l'idée d'un ordre imposé par une autorité supérieure. Elle est en harmonie avec tout le reste du document, qui ne contient aucune formule d'injonction, et qui se définit lui-même un « arrangement » (vyavasthā, l. 22).