Pramāṇa · Search · About · API

Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v3.c10.s17.4

Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v3.c10.s17.4

Language
French

v3.c10.s17.4

L'objet en est une donation, instituée sans doute par un fonctionnaire préposé aux monuments bouddhiques, en faveur des religieux de l'école [Mahâ]sâmghika. Aucun document jusqu'ici ne signalait la présence d'une communauté Mahâsâmghika au Népal. Des témoignages épars montrent toutefois les adeptes de cette école dans des régions fort diverses de l'Inde. Deux des inscriptions de Karle (Senart, Ep. Ind., VII, p. 64, n° 19, l. 2; et p. 71, n° 20, l. 3), vers le confin du Ier et du IIe siècle ap. J.-C., commémorent des œuvres pies au profit du « corps des Mahâsâmghikas » (pavajitāna bhikhuna nikāyasa Mahāsaghiyāna) dans la montagne en arrière de Bombay. L'inscription N du Pilier au lion de Mathurâ (J. R. A. S., 1894, 525-540) célèbre le bhikṣu Budhila de l'école Sarvàstivâdin, qui a mis en lumière la Prajñâ des Mahâsâmghikas. J'ai déjà proposé (J. As., 1896, 2, p. 450 n.) de reconnaître dans ce personnage le Fo-ti-lo désigné par Hiuen-tsang comme un maître des çâstras qui composa un traité spécial (T'si tchen loen) à l'usage de l'école des Mahâsâmghikas, et qui résidait dans un couvent du Cachemire où son souvenir se perpétuait encore au temps du voyageur chinois (Mém., 1, 186). C'est à Patna que Fa-hien se procure le Vinaya des Mahâsâmghikas. La préservation du Mahâvastu dans la collection népalaise semble apporter une autre preuve de l'existence des Mahâsâmghikas au Népal, car l'ouvrage se présente lui-même, et à juste titre, comme « une partie du Vinayapiṭaka de la recension de la branche des Mahâ- sâmghikas dite les Lokottaravâdins du Madhyadeça » (I, 2, 13). Hiuen-tsang ne signale un couvent de cette branche qu'en dehors de l'Inde propre, dans le pays de Bamyan (Mém., I, 37).