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Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v3.c10.s19.79

Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v3.c10.s19.79

Language
French

v3.c10.s19.79

Par un contraste qui ne va pas sans raisons positives, l'épigraphie de l'Indo-Chine ignore l'usage des stances consacrées. La plupart des chartes de donation en contiennent bien l'équivalent, mais sous une forme qui change de document à document. Chaque poète de bureau tourne à sa manière les recommandations et les imprécations régulières. On est tenté de penser que dans l'Inde ces stances consacrées prenaient un caractère sacré, reconnu de tous, et assuraient réellement, par une évocation salutaire, le respect de la donation, tandis qu'en Indo-Chine, où le sanscrit était une langue étrangère, profondément séparée des idiomes courants, ni ces stances, ni les noms qui les couvraient n'avaient d'utilité pratique. Je n'y ai rencontré, et une fois seulement, que le vers 24 : *svadattām parad*, et sous la forme même où il paraît chez Pulakeçin II (Chiplun), dans une inscription contemporaine de ce roi, datée de 550 çaka (= 629 J.-C.). C'est l'inscription d'Ang Chumnik, dans BARTH, *Inscriptions du Cambodge*, p. 56, B. ix, v. 4. Encore n'est-ce pas une charte royale, mais un acte privé, une donation à un Çivalinga par Âcârya Vidyâvinaya.