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Le Nepal: etude historique d'un royaume hindou v3.c10.s21.11

Le Népal: étude historique d'un royaume hindou v3.c10.s21.11

Language
French

v3.c10.s21.11

1. Le rôle du dovârika dans le Jâtaka (Richard FICK, Die Sociale Glie- On pourrait être tenté d'attribuer ici au dauvârika une autre fonction toute différente. La Râjataranginî mentionne fréquemment « le chef (adhipa, îçvara, et autres synonymes) de la porte (dvâra) » et M. Stein a établi par une discussion lumineuse (note sur V, 214) qu'il ne s'agit pas d'un « grand chambellan », comme on avait traduit avant lui, mais de l'officier chargé de garder les passes qui mènent dans le Cachemire. Les conditions géographiques étant analogues, au Népal, le dauvârika pourrait y exercer une fonction du même genre. Mais l'inscription d'Amçuvarman, an 30, paraît bien exclure cette interprétation. Parmi les nombreuses libéralités qu'elle institue en faveur des gens du palais, elle attribue une somme de 1 purâṇa 4 paṇas à chacune des portes (dvâra), porte de l'Ouest (paçcimadvâra), porte de Mânagṛha (Mânagṛhadvâra), porte du milieu (madhyamadvâra), porte du Nord (uttaradvâra), porte du Sud (dakṣiṇadvâra), et probablement porte de l'Est ([prâcînadvâ]ra), enfin grande porte (pratolî). Parmi les dauvârikas de l'inscription de Nangsal figure le Mâna dauvârika, qu'il paraît difficile d'isoler du Mânagṛhadvâra mentionné par Amçuvarman. Il n'est pas impossible que le fonctionnaire préposé à chacune de ces portes ait eu dans son ressort le district correspondant. L'inscription de Nangsal nomme le district de l'Est (çripurvvâdhikaraṇa, l. 2), et l'inscription d'Amçuvarman, an 39, nomme le district de l'Ouest (paçcimâdhikaraṇa, l. 5).