La formation de la langue marathe c2.52
La formation de la langue marathe c2.52
- Language
- French
c2.52
Le sanskrit possédait en outre deux sonantes voyelles ḷ et ṛ. La première n'a jamais eu qu'une existence très limitée même en sanskrit : ṛ long y joue un rôle exclusivement morphologique ; quant à ṛ il ne tarde pas à se confondre avec a, i ou u (cf. § 31) : le Ṛgveda présente déjà des exemples de cette altération à l'intérieur de mots où ṛ n'était pas maintenu par le sentiment d'alternances morphologiques (v. Meillet, Sur l'étym. de l'adj. véd. niṇyáḥ, Mélanges Kern, p. 121-122) et dans certaines désinences (v. Meillet, La finale -uḥ de skr. pitúḥ, vidúḥ, etc., Mélanges Sylvain Lévi, p. 1 et suiv., surtout p. 20). Le prākrit le plus ancien possédait donc a, i, u brefs et longs, e et o normalement longs (abrégés devant consonne double, comme toute voyelle longue, v. Müller, Pali gram., p. 13 et suiv., Pischel, § 83-84). Il a conservé ces éléments sans autres modifications que celles dépendant de leur place dans le mot : en particulier la faiblesse des voyelles finales, qui a provoqué leur disparition à date moderne, a déjà laissé des traces dans les textes les plus anciens du moyen indien.
Linked texts (1)
- Ṛgvedasaṃhitā — Sanskrit