La formation de la langue marathe c2.61
La formation de la langue marathe c2.61
- Language
- French
c2.61
Quant aux sifflantes, elles se sont partout confondues en une seule. Le prākrit épigraphique ancien les distingue encore ; mais l’unification est faite en pali et dans tous les prākrits jusqu’ici connus de l’époque bouddhique et de l’époque classique, sauf un seul, le plus oriental de tous : c’est la ḍhakkī qui distingue encore ç issu de skr. ç de s issu de skr. s et ṣ (Pischel, § 228). En prākrit la sifflante est partout dentale, sauf en māgadhi où elle est palatale ; on verra que l’aspect du prākrit est reproduit par l’indo-aryen moderne : partout, sauf au nord-ouest himalayen et en tsigane européen (où š < skr. ṣ, ç ; s < skr. s ; v. Grierson, Piç. lang., p. 21-22 ; Miklosich, IX, p. 39), il n’y a en principe qu’une sifflante, et cette sifflante est s, sauf en bengali et en oriya où elle est ç (v. Grierson, Phon., p. 18-19).