La formation de la langue marathe c2.68
La formation de la langue marathe c2.68
- Language
- French
c2.68
Aux parlers du nord-ouest se rattachent encore un assez grand nombre de petits dialectes himalayens, que l’isolement géographique et le manque de littérature ont amenés non seulement à différer de l’ensemble de l’indo-aryen, mais aussi à diverger fort entre eux. Ce sont ceux auxquels M. Grierson donne, improprement sans doute, le nom de « piçāca modernes » (v. Grierson, *The Piśāca lang.*, p. 1 et suiv. ; Z.D.G.M., LXVI, p. 49-86 ; cf. Meillet, *Bull. Soc. Ling.*, XIV, p. CCXLIX, J. Bloch, *B.E.F.E.-O.*, 1907, p. 116 ; Lacôte, *Essai sur Guṇādhya et la Bṛhatkathā*, p. 46 et suiv. ; Sten Konow, *Z.D.M.G.*, LXIV, p. 95-118 ; Jarl Charpentier, *Kleine Beitr. zur indoir. Mythologie*, Upsal, 1911, p. 1 et suiv.). M. Grierson répartit ces parlers en trois groupes : à l’ouest les parlers du Kafiristan ; au centre, le xowār, parlé dans la vallée du Chitral ; enfin le groupe oriental, parlé plus bas sur l’Indus, à Gilghit, à Chilas et dans le Kohistan, sur le Swat et au Cachmire : le kaçmiri qui est le mieux connu de ces dialectes est aussi par un côté le moins instructif, car il s’est chargé d’éléments iraniens et sanskrits nombreux et a servi de langue littéraire.