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La formation de la langue marathe c2.73

La formation de la langue marathe c2.73

Language
French

c2.73

Au sud de Daman et jusqu'aux confins méridionaux de l'indo-aryen s'étend le marathe, sur lequel nous aurons à revenir. A l'est, et en remontant vers le bassin du Gange, on trouve un grand nombre de parlers qui se rattachent d'abord au groupe occidental, puis ressemblent de plus en plus à l'hindoustani. Ce sont d'abord dans la région montagneuse qui s'étend entre Ajmir et Nasik d'une part, Baroda et Indore de l'autre, les dialectes bhil, véritables patois guzrati que parlent des tribus de race munda. Puis une série de dialectes que M. Grierson groupe arbitrairement sous le nom de rajasthani ; les indigènes ne connaissent que les noms des parlers isolés, ou adoptent celui de marvari. Ce nom est proprement celui du dialecte qui occupe au nord-ouest des autres le plus grand territoire, est parlé par la population la plus nombreuse, et en particulier par une population commerçante dont le rôle est important dans toute l'Inde, enfin celui qui a fourni la littérature la plus ancienne et la plus abondante. Le marvari et le groupe qui le borne à l'est (dont le type est le parler de Jeypour) s'apparentent nettement au guzrati ; au sud-est le malvi ressemble déjà plus au bundeli ; et au nord-est le groupe mevati-ahirvati est tout proche de l'hindi occidental. Ces parlers peuvent donc être considérés soit comme des dialectes du guzrati, soit comme constituant une zone de transition entre le Guzrate et l'Hindoustan. Du côté du sud seulement, c'est-à-dire du côté marathe, la frontière linguistique est assez nette.