La formation de la langue marathe c4.s3.t3.4
La formation de la langue marathe c4.s3.t3.4
- Language
- French
c4.s3.t3.4
Certains exemples peuvent s'expliquer encore par des contaminations : ainsi ghāgar (gargara-) « pot à eau » peut avoir subi l'influence de son homonyme ghāgrā « babillage » (gharghara-), qui exprimait du même coup le gazouillement de l'eau. Le nom du « filet » *phāṃs* ou du « dé à jouer » *phāsā* (*pāça-*, *pāçaka-*) peut avoir subi celle de la racine *sparç-* ; ce qui avait du coup l'avantage de désencombrer le radical *pās-* déjà représentant de *pārçva-* et *pāçāt*, voire *pakṣa-* (on constate inversement la désaspiration de l'initiale dans les semi-tatsamas faits sur *sparç-* : *paras* ; v. Grierson, *Phon.*, § 60, et cf. pr. *aputtha-* = *aspṛṣṭa-*, m. *apūt*). Mais il reste des formes réfractaires à toute explication, comme *phol* en regard de *pol* (*pkr. polla-*), et comme, surtout, les mots à *jh-* initial : l'aspiration y est postérieure à la *deci* dans *jhāḍ* et *jhoṭiṅ* ; cf. *jhomṇem* « dormir » en regard du canarais *jomp-* ; l'exclamation *jhem* à côté de *jem* « quoi » (*yat*) ; *jhaṇi* « même si » qui semble s'apparenter à *jāṇū* « comme si, comme » de la rac. *jan-* (skr. *jñā-*), surtout *jhālā*, participe passé du verbe « être », qui remplace tôt l'ancien *jālā* (*jāta-*). Les mots à *jh-* initial sont d'ailleurs généralement obscurs ; cf. § 107.