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La formation de la langue marathe c4.s3.t7.2

La formation de la langue marathe c4.s3.t7.2

Language
French

c4.s3.t7.2

Ici encore il semble qu'il s'agisse d'un phénomène dialectal, mais réparti tout autrement que dans le cas d'influence de *r*. A l'époque ancienne, il est remarquable que ni les inscriptions d'Açoka ni les fragments connus de drames bouddhiques n'apportent d'exemples de cérébralisation spontanée autres que ceux du sanskrit : au contraire la cérébralisation spontanée est particulièrement fréquente en māhārāṣṭrī classique et dans les prākrits jainas. A l'époque moderne ce sont trois dialectes occidentaux qui seuls connaissent *ḷ* cérébral; ce sont les mêmes dialectes, avec le sindhi et peut-être certains parlers du nord-ouest himalayen (v. Grierson, *Piśāca lang.*, p. 19) qui ont conservé *ṇ* intervocalique; enfin c'est le groupe occidental, et dans ce groupe le sindhi qui est connu pour affectionner particulièrement les occlusives cérébrales, là où on attendrait des dentales (Beames, I, 236 ; Grierson, *Phon.*, § 55, 57, 91).