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La formation de la langue marathe c5.s2.t2.2

La formation de la langue marathe c5.s2.t2.2

Language
French

c5.s2.t2.2

D'ailleurs si le marathe conserve telle quelle dans ses désinences la distinction indo-européenne des genres, l'emploi des formes y décèle aussi une autre influence. La distinction des êtres en animés et inanimés, fondamentale dans la morphologie des langues dravidiennes (*v. L. S. I., Munda & Drav. lang.*, p. 280, 289), apparaît sur deux points de la syntaxe du marathe. En premier lieu, le nom complément direct d'un verbe est au cas direct s'il désigne une chose, au cas oblique suivi de *s* ou de *lā* s'il désigne une personne ; les êtres animés autres que les hommes rentrent dans l'une ou l'autre des catégories (*v. Joshi*, § 458 ; Navalkar, § 490, 491). En second lieu l'accord du verbe ou de l'adjectif prédicat varie, comme on verra, suivant la nature des êtres désignés par les substantifs. Quelle que soit d'ailleurs l'origine de cette distinction, le marathe n'est pas seul à l'appliquer ; on verra qu'en sindhi l'accord du prédicat se fait à peu près comme en marathe ; la règle relative aux postpositions se retrouve dans d'autres langues encore : en guzrati (*v. Tisdall*, p. 33), en sindhi (*v. Trumpp*, p. 455 et suiv.), en hindi (*v. Kellogg*, § 678), etc.