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La formation de la langue marathe c5.s2.t6.2

La formation de la langue marathe c5.s2.t6.2

Language
French

c5.s2.t6.2

Le singhalais lui aussi a deux désinences de locatif, toutes deux applicables aux noms neutres, et arbitrairement réparties : l’une remonte selon Geiger à skr. -e, l’autre à p. -amhi (Geiger, § 38, I, 3). Et en effet dans l’usage prākrit les deux désinences en -e et -mmi coexistent dans les textes sans qu’on puisse y reconnaître aucun principe de répartition (Pischel, § 366 a). Si ce sont ces désinences qu’on retrouve en marathe, il faut admettre, en ce qui concerne la première, qu’à l’époque où -e final a passé à -i (cf. pkr. ahme, m. āhmī), cet i s’est nasalisé probablement sous l'influence d'autres désinences, comme celle de l'instrumental en -em ou du locatif voisin en -ām, ce qui lui a permis de subsister.