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La formation de la langue marathe c5.s2.t8.2

La formation de la langue marathe c5.s2.t8.2

Language
French

c5.s2.t8.2

Certains de ces affixes sont clairs ; tel le mot *var* « sur », skr. *upari* : c'est le seul indéclinable ancien conservé par la langue populaire ; telles encore les formes diverses des mots *āmt* « dedans » (loc. *āmt*, abl. *āmtūn*, skr. *antaḥ*), *kaḍ* « côté » (obl. *kaḍe*, abl. *kaḍūni*, skr. *kaṭi-*), *ghar* « maison » (loc. *ger* « avec » en concani, *L. S. I., Mar.*, p. 174), *pās* « côté » (loc. *pācīm*, abl. *pāsūn* ; skr. *pārçva-*), *māg* « chemin » (instr. *māgem*, abl. *māgūn* ; skr. *mārga-*) ou des gérondifs comme *vāmçūn* « excepté », *hūn*, *hūn* « de (abl.) ». » D'autres comme *-si*, *-tem*, *-lā* « à, vers », *nem* plur. *nīm* « par » sont obscurs ; c'est pourquoi les grammairiens ont coutume de les classer différemment : « Ce qui distingue une désinence d'une postposition, dit Joshi, est que la première n'est pas un mot, parce qu'elle n'a pas de sens par elle-même ; elle n'acquiert de sens qu'en conjonction avec le mot avec lequel elle est affixée (*Compreh. gram.*, § 209). » Il reconnaît d'ailleurs que certaines des postpositions, comme *lāgīm*, *sāṭhīm*, n'ont plus d'existence indépendante à l'époque moderne et jouent le rôle de vraies désinences.