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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c5.s1.1

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c5.s1.1

Language
French

v1.c5.s1.1

Tout d'abord, il ne faudrait pas croire que ces monuments ne se rencontrent pas en dehors du Gandhâra : l'aire géographique de l'école déborde bien au delà des limites du district actuel de Pêshawar. Encore s'agit-il ici de territoires où les fouilles ont fait retrouver les productions typiques, sinon les archétypes de cet art. S'il était question de ceux où ont seulement pénétré ses procédés et ses modèles, nous aurions à signaler l'apparition de ces derniers en plus d'un coin de l'Inde, aussi bien au Kaçmîr et à Matra (Mathurâ), qu'à Amarâvatî; et, d'autre part, nous devrions les suivre sur les routes de l'Asie centrale jusqu'aux confins orientaux du Turkestan chinois. Enfin la région à laquelle s'est étendue son influence médiate est encore plus vaste et n'embrasse rien moins, comme nous verrons, que l'Extrême-Orient tout entier. C'est grâce à l'art gréco-bouddhique que s'est propagé jusqu'au Japon comme jusqu'à Java, avec les images des Buddhas et des Bodhisattvas, le sentiment classique des proportions et de la draperie. Mais, pour nous en tenir à ce qui constitue son domaine propre, il s'étendait sur tout le nord-ouest de l'Inde et l'Afghanistan, depuis la Vitastâ ou Jhilam, la plus occidentale des cinq rivières du Penjâb, jusque par delà la barrière neigeuse de l'Hindou-Koush : c'est, du moins, ce dont les relations des voyageurs, tant anciens que modernes, nous fournissent la preuve.