L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c5.s1.28
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c5.s1.28
- Language
- French
v1.c5.s1.28
LES NOMS MODERNES. — Nous aurons plus tard à nous demander comment ces légendes, pour la plupart originaires de l'Inde centrale, sont venues s'acclimater au Gandhâra : ce qu'il importe pour le moment de remarquer, c'est que la liste de ces sanctuaires n'épuise nullement celle que les pèlerins en auraient pu dresser, s'ils avaient voulu les énumérer tous. Hiuan-tsang estime en chiffres ronds le nombre des couvents bouddhiques du Gandhâra à un millier, après quoi il en mentionne quinze; il évalue de même ceux de l'Udyâna à quatorze cents, et ensuite il n'en cite pas vingt. C'est dire que la tâche de l'explorateur ne consiste pas seulement à identifier les places dont les textes nous ont transmis les anciens noms; il doit encore visiter nombre de sites anonymes, ou du moins pour lesquels nous n'avons que les appellations barbares dont les ont gratifiés les habitants actuels, presque tous étrangers par la religion, la langue et la race à la tradition indienne. Il serait hors de question de donner ici un relevé complet, nous ne disons pas de toutes les ruines qui subsistent, mais de toutes celles, au nombre d'une centaine, dont nous avons pu retrouver les traces en parcourant ce pays en somme fort restreint : aussi bien ces noms ne sont-ils pas le moins du monde évocateurs du passé bouddhique.