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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c5.s1.29

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c5.s1.29

Language
French

v1.c5.s1.29

Nous ne nous attarderons donc pas à dénombrer tous les tumuli (dhêrî) disséminés le long des bords de l'Indus, de Khairabâd à Und, ni ceux qui bossuent la plaine aux environs de Pêshawar, ni ceux enfin qui de Prang à Tangai, par Chârsadda, Râjar, Outmanzai, Tourangzai, Oumarzai et Shêrpao, jalonnent la route entre les « huit villes » du pays de Hashtnagar. Ce n'est point d'ailleurs de là que proviennent les principales découvertes, mais de la partie centrale et septentrionale du district, aujourd'hui occupée par la tribu pathâne des Yoûsoufzais. Si, afin de nous orienter, nous nous plaçons à Hoti-Mardân, au milieu de cette plaine jadis bien mieux arrosée et plus fertile qu'à présent, nous distinguons de là comme deux lignes concentriques de ruines. Les unes occupent, à une distance moyenne de douze kilomètres, l'essaim avancé des collines : les autres, plus lointaines, bordent le pied des montagnes qui jadis séparaient le Gandhâra de l'Udyâna. Parmi les premières, nous citerons celles de Takht-î-Bahai, au-dessus du village de Shahrî-Bahlol; de Jamâl-Garhî, Sikri et Tarêli, au-dessus de Sawal-Dhêr et de Bakshâli; de Mêkha-Sandha et de Karamâr, au-dessus de Shâhbâz-Garhî. Derrière Karamâr, sur un des contre-forts du Mahâban, le couvent-forteresse de Rânîgat domine le bourg de Naogrâm; de ce point si nous reprenons en sens inverse notre marche le long de la frontière du Bounêr et du Swât, au débouché de toutes les passes, vers Narinji, Machai, Roustam, Babouzai, Kaçmîr-Smats, Sanghao, Nathou, Miyân-Khân, Koi-Tangai, Palai, Kharkai, Dargai, partout nous rencontrerons les débris d'anciens monastères bouddhiques. Depuis le peu de temps qu'une partie du Swât est accessible, on en a trouvé non seulement dans la vallée principale et celles d'Adinzai et de Talâsh, sur la route du Chitrâl, mais sur le versant septentrional des passes de Dîgar, de Malakand, de Chârkotlai, de Shâhkot, de Gouniyâr, de Chêrat, de Morah, etc., et nous savons par la rapide exploration de M. A. Stein que l'annexion du Bounêr ne procurerait pas une moindre moisson de ruines.

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