L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c5.s3.30
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c5.s3.30
- Language
- French
v1.c5.s3.30
Collections continentales. — Si nous traversons le détroit à sa suite, nous constatons que, pour user de l'euphémisme anglais, un certain nombre de sculptures du Gandhâra ont ainsi «trouvé le chemin » des musées de Paris, de Berlin et de Vienne. Le Musée d'Art et d'Industrie de cette dernière capitale se serait procuré les spécimens qu'il en possède par l'intermédiaire du Dr Leitner; une liste en a été publiée (1). Des 63 numéros dont se contentait, avant sa récente acquisition, le Musée d'Ethnographie de Berlin, M. A. Grünwedel a également donné un excellent catalogue et de nombreuses reproductions (2); les neuf premiers seraient originaires de Takht-î-Bahai et les autres du Swât; il faut y ajouter quinze moulages. Le Louvre compte 108 sculptures originales. Neuf lui ont été données par le prince de Sleswig-Holstein, comte de Noër; leur provenance exacte n'est pas connue. Le reste — à savoir, d'une part, huit statues ou statuettes, douze fragments de statues et cinquante-deux bas-reliefs en pierre, et, d'autre part, vingt-sept têtes ou bustes en mortier de chaux — lui a été attribué par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, à la suite de notre mission dans l'Inde (3). La plupart ont été ramassés sur d'anciens terrains de fouilles abandonnés, notamment à Shâhbâz-Garhî et dans la vallée du Swât. Ils ont fait l'objet, dans les Monuments et Mémoires, d'une étude accompagnée de reproductions photographiques (4).