L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c5.s3.31
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c5.s3.31
- Language
- French
v1.c5.s3.31
RECUEILS. — Ceci nous amène à nous demander si le travailleur européen peut du moins suppléer par de bons albums de planches, représentant les sculptures restées dans l'Inde, à la pauvreté des musées d'Angleterre et du continent. Il n'y aurait pas beaucoup d'illusions à se faire sur ce point. Tout d'abord, la liste de ces publications est fort courte. La première en date est celle des trente héliogravures que le major Cole a consacrées au produit de ses fouilles¹, et dont les plus intéressantes ont été depuis rééditées par M. J. Burgess. C'est encore à ce dernier que nous devons les deux plus importants recueils². Malheureusement la plupart des photographies de l'Inde sont parvenues en Europe sans être accompagnées des renseignements les plus indispensables sur le lieu de conservation et les dimensions respectives des sculptures qu'elles représentent; M. Burgess n'a pu que les éditer dans les conditions où lui-même les avait reçues. Si grand que soit le service ainsi rendu par lui à nos études, il ne saurait donc dispenser de l'examen direct des monuments, ni même de la quasi-exploration des musées. Comment deviner autrement que presque toutes les intéressantes scènes reproduites, par exemple, sur les planches 79, 80, 88, 95, 99, 101, 102 et 146-150 des *Ancient Monuments of India*³ sont visibles et mesurables à Calcutta? Ou encore comment débrouiller la provenance si mêlée des trente-huit figures qui illustrent le n° 69 du *Journal of Indian Art and Industry*⁴? Enfin l'on ne tirerait pas un meilleur parti des quelques reproductions isolées qu'il est loisible de signaler¹.