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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c5.s5.9

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c5.s5.9

Language
French

v1.c5.s5.9

Il nous suffit de lui emprunter les arguments par lesquels il a infirmé la limite certainement trop basse qu’avait fixée Fergusson. Assurément il paraît naturel d’admettre avec ce dernier que l’art gréco-bouddhique du Gandhâra n’a cessé de produire qu’avec la décadence et la finale extinction du Bouddhisme en ce pays. Mais il a oublié de tenir compte du témoignage décisif de Hiuan-tsang qui, au début du VIIe siècle, décrit comme « ruinés et déserts » et « recouverts par la brousse » la plupart des couvents dont sont sorties nos sculptures. Ajoutons qu’on ne semble pas avoir fait suffisamment attention jusqu’ici à la relation de Song Yun qui, cent ans plus tôt (520), avait trouvé cette ruine irrémédiable à la veille, sinon même déjà en train de s’opérer dans un Gandhâra « envahi depuis deux générations par les Huns » et « accablé » par les maux de la guerre (3). Nous avons donc de bonnes raisons pour remonter sensiblement, ainsi que M. V. Smith y incline lui-même, la date de « clôture » de l’école, qu’il fixe au plus tard à l’an 600 après J.-C.