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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c6.s2.4

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c6.s2.4

Language
French

v1.c6.s2.4

Si la question du *vihâra* comporte ainsi plus d'inédit, nous sommes loin, on le voit, de l’aborder avec des ressources aussi abondantes que celle du stûpa. Ce n’est pas que des exemples typiques, tant réels que figurés, nous manquent : mais il ne nous est plus loisible de doubler d’un coup le champ de notre expérience en utilisant les notes d’un vieux routier comme Masson. L’Afghanistan ne nous fournira plus rien ici, ni suggestions ni modèles. Le district de Pêshawar n’a conservé que les spécimens de la colline de Takht-î-Bahai, les seuls qu’ait connus Cunningham et qui soient aisément observables. Les autres sont cachés dans les passes peu abordables du Swât. Des couvents de la plaine nous n’avons, il va de soi, rien à attendre; c’est tout juste si les matériaux employés dans leur construction nous permettent d’en saisir les grandes lignes; et c’est pourquoi nous en renverrons l’étude au chapitre III. Les détails techniques que ne peuvent nous donner des bâtiments de brique et de terre, depuis longtemps disparus ou trop complètement effacés, c’est aux abords des montagnes, là où la pierre abondante fait les bâtisses durables, que nous devons, tout comme pour les stûpa (cf. p. 85), aller les chercher. A première vue, une distinction s’est imposée à nous entre les vihâra que coiffe une coupole et ceux qui sont recouverts d’un toit anguleux. Mais un certain nombre de procédés de métier, communs aux uns et aux autres, demandent à être d’abord examinés.