L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c6.s2.6
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c6.s2.6
- Language
- French
v1.c6.s2.6
L’APPAREIL DES MURS. — La première remarque à faire porte sur la structure originale des murailles. L’appareil se compose habituellement de rangées de pierres irrégulières, mais régulièrement alignées grâce à un expédient assez ingénieux : tous les interstices sont en effet remplis de petites pierres plates superposées qui encadrent les moellons et en corrigent les inégalités (cf. fig. 29 b). La surface extérieure est suffisamment dressée; l’intérieur se compose, comme pour les stûpa, de pierres frustes réunies sans autre mortier que de la terre battue; et le tout n'en est pas moins d'une surprenante solidité, à telles enseignes que des portions de ces vieilles maçonneries ont pu être utilisées dans la construction des nouveaux forts anglais de Malakand et de Chakdarra. Nous avons fait connaissance avec ce genre de murailles dès les premières ruines rencontrées dans les berges mêmes de l'Indus. Nous les avons retrouvées partout dans le district de Pêshawar et au Swât, et la figure 66 de ce livre en montre une image très nette. M. A. Stein en a, depuis, constaté l'existence au Bounêr. Déjà Cunningham n'avait pas craint de déclarer que c'est là « le style caractéristique de toutes les anciennes bâtisses, de Kâboul à Taxila » (1).