L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c6.s2.t2.28
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c6.s2.t2.28
- Language
- French
v1.c6.s2.t2.28
superposition des deux dômes chère aux *vihâra* à toit rond? Il n'est pas jusqu'à la petite lucarne dont il se pare qui ne soit restée la fidèle copie des niches gréco-bouddhiques (cf. fig. 80-81). Il ne faudrait pas, d'ailleurs, croire que l'espace vide qu'elle éclaire soit visible par le dedans du monument; ainsi qu'il advient le plus souvent du second dôme (voir p. 124), la seconde pyramide n'a d'autre fonction que de figurer dans le paysage. L'intérieur carré était recouvert d'un plafond fait de neuf pierres, qui a été souvent dessiné(1) ; nous en donnons pour la première fois une photographie partielle qui suffit à rendre compte de son mode perfectionné, mais déjà connu, d'encorbellement (fig. 57). Une bonne part de sa hardiesse s'explique évidemment par la largeur des dalles disponibles. C'est ainsi que, dans un édifice voisin, celui de Pâyesh, le toit tout entier avec sa coupole intérieure et sa pyramide extérieure n'est taillé que dans deux blocs. Mais le temple en style kaçmîri de Mallot(2), dans le Penjâb, édifie sa voûte circulaire sur un carré ramené à l'octogone, exactement d'après le procédé que nous avons déjà décrit au Gandhâra (p. 120).