L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c6.s2.t2.29
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c6.s2.t2.29
- Language
- French
v1.c6.s2.t2.29
Si peu clerc que l'on soit en la matière, si rares et ruinés que soient les monuments conservés, il existe entre toutes ces variétés d'édifices dispersés dans le Nord-Ouest de l'Inde à la fois des contrastes et des rapports trop éclatants pour ne pas frapper les yeux les moins expérimentés. C'est ainsi que nous avons cru pouvoir établir une ligne de filiation, d'une part entre le vihâra à double dôme et la hutte de feuillage du bassin du Gange, de l'autre entre le vihâra à toit pyramidal et la cabane en charpente de l'Himâlaya. Si les plaines du Gandhâra sont la continuation de celles qui règnent sans interruption de Calcutta à Pêshawar, il ne faut pas oublier que ses montagnes sont aussi le prolongement de la grande chaîne. Placé au point de convergence des deux régions, il aurait naturellement bénéficié d'un double style, aussi bien dans ses constructions de bois que de pierre. Quoi qu'il faille d'ailleurs penser des premières origines de ces deux formes architecturales, un fait demeure certain : nous les rencontrons côte à côte sur nos sculptures et dans les édifices bouddhiques qui en sont contemporains, et c'est le fruit de leur union que nous pouvons plus tardivement suivre dans le développement des temples brahmaniques du Kaçmîr. Sur ce fond sont bien venus se broder, comme nous verrons, nombre