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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s2.t2.25

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s2.t2.25

Language
French

v1.c7.s2.t2.25

Le premier point digne de remarque est l'attitude de Mâyâ. Nous avons déjà dit (p. 229) de quelle faveur elle jouissait dans l'Inde. Il se peut que des considérations esthétiques aient contribué, en même temps que le goût et le besoin du merveilleux, à faire imposer à Mâyâ par la tradition pâlie cette pose exceptionnellement incommode pour accoucher. Quand le Lalita-vistara stipule, en outre, que l'enfant sort « du flanc droit de sa mère », il ne fait qu'ajouter au tableau un détail à peine merveilleux et même tout naturel pour ceux qui se sont déjà laissé dire que c'était par ce côté que le Bodhisattva avait effectué son entrée. Rien ne force donc à penser, quoique la chose soit possible, que la place du nouveau-né ait été imposée par des raisons techniques, comme une conséquence naturelle de l'attitude de la mère, au premier sculpteur gréco-bouddhique qui tenta de donner une image concrète de ce singulier enfantement. Il se peut qu'il ait reçu cette description toute prête de la bouche des indigènes. Mais, même en admettant que la genèse du motif soit tout indienne, il y a du moins un point sur lequel les sculpteurs du Nord-Ouest ont été forcés, par les exigences de leur métier, de préciser la tradition. Quand le Lalita-vistara vient nous dire qu'au moment de la naissance « Indra et Brahmâ se tenaient devant le Bodhisattva et tous deux le reçurent dans leurs bras, enveloppé d'une étoffe divine », cela peut passer en littérature : en sculpture, point. Sur un bas-relief où les personnages s'alignent les uns derrière les autres, il faut bien que ce soit ou Indra ou Brahmâ qui recueille l'enfant à sa sortie du sein maternel : ce ne peut être tous les deux à la fois. Sur ce point encore, Hiuan-tsang nous rapporte, quelques siècles plus tard, l'écho fidèle du choix qu'avait dû faire la tradition. Pour lui,

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