L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s2.t2.57
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s2.t2.57
- Language
- French
v1.c7.s2.t2.57
aiguière et d'un étendard. De son côté, la figure 158 tente un savant raccourci du cheval, mais place Mâyâ et son fils sur le timon et non dans la caisse du char. Si la gaucherie de tous ces expédients reste sans excuse, elle n'est visiblement pas sans explication. Le second point a plus de portée : même quand l'école du Gandhâra fait revenir l'enfant dans un char, il revient porté dans les bras de sa mère, et le char est d'ailleurs traîné par une paire de bœufs ou de lions, et non par « vingt mille nymphes ». Mais, qui plus est, le *Lalita-vistara* a déjà fait mourir Mâyâ ce jour-là — le septième depuis la naissance — et, d'après lui, le Bodhisattva est seul dans son magnifique carrosse. Nous avons vu que le *Mahâvastu* et le *Buddha-carita* ne l'entendaient pas ainsi : ce dernier n'hésite pas à placer la rentrée de Mâyâ et de son fils à la ville dix jours pleins après l'accouchement et ne la fait mourir que plus tard. Leurs auteurs subissaient-ils plus ou moins consciemment le prestige des monuments figurés ? Ce qui est indéniable, c'est la tendance de l'école du Gandhâra à prolonger la vie de Mâyâ pour lui permettre d'assister encore à la fameuse entrevue avec le ṛiṣi Asita.
Cites (3)
- Mahāvastu — Sanskrit
- *Buddhacarita — Sanskrit
- Lalitavistarā — Haribhadra Sūri, Sanskrit