Pramāṇa · Search · About · API

L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s2.t3.33

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s2.t3.33

Language
French

v1.c7.s2.t3.33

LE CONCOURS DE TIR À L'ARC. — C'est à ce moment qu'il nous faut sans doute intercaler la scène de tir à l'arc que possède le British Museum (fig. 170) : encore pourrait-on souhaiter que les assistants en fussent un peu mieux caractérisés. Quant au jeune prince, gageons qu'il est représenté au moment où il tend l'arc terrible de son aïeul Simhahanu, que, selon le vieux cliché épique, il est seul capable de manier. Devant lui un garçonnet soutient un gros carquois. Au-dessus, grâce à un raccourci hardi, le sculpteur a probablement voulu figurer, par cette sorte d'entonnoir, l'un des cinq tambours de fer que la flèche alla traverser à la distance de dix *kroça*, quelque trente kilomètres : cette bizarre cible est plus reconnaissable sur la figure 171 *a*. On peut même se demander si les palmiers qui encadrent le panneau n'avaient rien à faire avec les *tâla* que le trait est encore censé avoir transpercés ; mais il semble que leur rôle est purement décoratif, tout comme celui de la divinité qui, vue à mi-corps, jette des fleurs, ainsi que les textes le stipulent. Nous arrivons donc, en dépit de l'isolement de ce bas-relief, à lui constituer une identification suffisamment assurée : elle est singulièrement corroborée par le rapprochement des figures 171 et 172.