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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s2.t3.5

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s2.t3.5

Language
French

v1.c7.s2.t3.5

LA MANIFESTATION SCOLAIRE. — Si, laissant ce qui se présente comme un curieux essai de synthèse plastique de toute une période, nous nous tournons vers ses détails, le meilleur parti est sans doute de suivre l'ordre précis et abrégé que nous donne le *Divyâvadâna*. Or, après « le temple de la présentation » et le lieu où l'« horoscope » fut tiré par les brahmanes, puis revu et corrigé par Asita, le moine-cicérone montre au roi Açoka d'abord « le lieu où le Bodhisattva grandit sous les soins de Mahâprajâpatî » — c'est peut-être tout ce que symbolise en définitive la figure 164 *b*, — puis celui « où on lui apprit l'écriture ». Un célèbre chapitre du *Lalita-vistara*, intitulé *lipiçâlâ-samdarçana* ou « la manifestation à l'école (²) » (manifestation qui consiste en ce que l'élève se révèle plus fort que son professeur), est justement consacré à cet épisode : « Or le Bodhisattva, ayant pris une tablette à écrire (*lipi-phalaka*), . . . dit au précepteur Viçvamitra : Quelle sorte d'écriture vas-tu m'apprendre, ô mon maître ? . . . » Et, d'une haleine, il lui énumère soixante-quatre à choisir. Telle est bien la scène qu'un fragment de frise (fig. 165 *b*) place à la suite de l'« horoscope d'Asita ». Le Bodhisattva est assis; ses condisciples et peut-être son maître se tiennent debout, à ses côtés, dans des attitudes pleines de révé-

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