L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s3.t2.44
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s3.t2.44
- Language
- French
v1.c7.s3.t2.44
arrivés de notre étude, peut-être sommes-nous assez familiarisés avec les procédés ordinaires des artistes du Gandhâra pour nous permettre d'imaginer comment ils l'auraient conçue et exécutée. Tout d'abord, la pièce d'eau où vit le Nâga sera entourée d'une balustrade de pierre, pareille à celle dont l'Inde avait coutume d'environner, aussi bien dans la réalité que sur les images, non seulement les *stûpa*, mais encore tous les *caitya* ou objets de culte, qu'il s'agit d'un édifice, d'un arbre ou d'un étang sacrés. Kâlika se montrera flanqué de sa première épouse, étant donné le rôle qu'un texte au moins assigne à celle-ci : à tous deux le capello de cobra, issant de la nuque, fera une sorte de capuchon; tous deux élèveront leurs mains réunies dans la pieuse et respectueuse attitude de l'añjali. Quant au Bodhisattva, il ne peut paraître que sous la forme d'un Buddha : il sera debout puisqu'il est en marche, et c'est d'un geste bienveillant qu'il accueillera l'hommage et les flatteuses assurances du couple de Nâgas. Enfin son cortège se composera uniquement de divinités et de l'inévitable Vajrapâni, à l'exclusion de tout personnage terrestre, laïque ou moine, ainsi qu'il est de règle dans la « marche à la Bodhi ».