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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s3.t3.69

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s3.t3.69

Language
French

v1.c7.s3.t3.69

sur ce point toute possibilité de confusion en traitant décorativement comme une fleur la roue inférieure, devenue inutile (cf. fig. 218). Enfin le fait que nous voyons ce symbole offert au culte non équivoque des moines et des fidèles laïques achève de rendre vraisemblable la supposition qu'il représentait justement ce *Tri-ratna*, en qui tout nouveau converti, par la formule d'adhésion bien connue, mettait son recours. Pour le reste, il faut toujours compter avec la fantaisie des artistes gréco-bouddhiques. Sur deux bas-reliefs déjà publiés et provenant des deux monastères d'« amont » et d'« aval » de Nathou, l'un place, à l'ancienne mode, le *vardhamâna* sur un trône et un pilastre, mais le surmonte des trois roues entrelacées, deux en dessus (cf. *A. M. I.*, pl. 130, 4); l'autre pose sagement ces dernières à part sur chaque pointe du trident, mais donne comme support à tout l'emblème une figure d'atlante (fig. 216). La figure 219 est plus originale encore. D'abord elle a laissé de côté tout ce qui n'est pas la partie neuve et proprement gandhârienne du symbole, à savoir les trois roues engagées. D'autre part, elle a bien gardé des vieux errements le pilastre marqué des pieds sacrés entre deux étendards de forme indienne et des superpositions d'adorateurs : mais le pilastre est corinthien, une figurine jaillit des rinceaux d'acanthe pour supporter la triple roue, et dans le ciel les *suparṇa* indigènes sont remplacés par de petits génies ailés comme Cupidon. Il est peu de bas-reliefs où le mélange du style oriental et occidental se laisse apercevoir de façon plus franche.