L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s3.t3.70
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s3.t3.70
- Language
- French
v1.c7.s3.t3.70
Toutefois les bas-reliefs symboliques du second groupe nous intéressent plus encore pour le moment, en ce qu'ils prétendent représenter, malgré le vague inhérent à leur nature, l'épisode spécial du sermon de Bénarès. Cette tendance se marque déjà sur la figure 217, où le *vardhamâna*, toujours surmonté des trois roues complémentaires, est placé directement sur un trône, au-dessous de la section trilobée d'une chapelle : il y a toute apparence que, selon le vieux procédé indien, il figure la personne et même la première prédication du Buddha (cf. fig. 218). A la vérité, sur un médaillon de Mahâbodhi, cette dernière est plus spécialement symbolisée par une simple roue (fig. 221). Il ne faut pas oublier, en effet, que c'est proprement au premier sermon de Bénarès que s'applique l'expression du *dharma-cakra-pravartana*. Dans le *Lalita-vistara*, un dieu prend même soin d'apporter cette « roue de la loi » au Bienheureux afin qu'il la fasse tourner à l'exemple des Buddhas ses prédécesseurs. C'est ce « *dharma-cakra* du Bienheureux », comme le stipule une inscription, que nous montrent les bas-reliefs de Barhut et que supporte ici, au-dessus d'un trône, un chapiteau persépolitain. En revanche, sur les deux panneaux cités du Gandhâra, deux antilopes adossées, infiniment plus en situation que les lions, attestent de façon singulièrement plus claire la localisation de la scène dans le Mrigadâva ou Parc-des-Gazelles de Bénarès¹. Ajoutons que la figure 218 fait asseoir plusieurs moines autour du symbole, sur des sièges de même forme et seulement un peu bas que celui
Cites (2)
- Lalitavistarā — Haribhadra Sūri, Sanskrit
- Bharhut