L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s3.t3.83
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s3.t3.83
- Language
- French
v1.c7.s3.t3.83
C'est comme si le sculpteur s'était ravisé au dernier moment et avait de son mieux réparé, à l'aide de quelques coups de burin, la bévue qu'il allait commettre en représentant par six les pañcavargīya de la tradition. Quant à l'artiste de Loriyān-Tangai (fig. 220), il installe, selon son habitude, Vajrapāṇi à la gauche du Maître (cf. fig. 213) et noie sous un flot de fidèles laïques, tant humains que divins et tous du même modèle, l'asymétrie de son panneau. A travers ces scrupules de dilettantes, le but essentiel n'en est pas moins atteint : la roue de la loi tourne, et le résultat immédiat est la première apparition, en ce monde comme sur nos sculptures, du troisième « joyau », à savoir la Communauté, représentée par les cinq moines. Ainsi les monuments figurés illustrent la vérité de cette parole que la triade sacrée du Tri-ratna a été fondée par le premier sermon de Bénarès.