L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s2.t2.11
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s2.t2.11
- Language
- French
v2.c14.s2.t2.11
laires que sans doute les moines les plus orthodoxes n'osaient proscrire, sûrs qu'ils étaient de ne pouvoir les extirper. Un couvent de Kuçinagara se trouve mis dans l'embarras par l'arrivée inopinée et tardive d’une bande de cinq cents moines : il s’agit d’improviser leur repas avant l’heure canonique. Or midi va être sonné sur le gong (gaṇḍi). Qu’à cela ne tienne : la vieille mère d’un frère lai se met en devoir de brûler de l’encens devant une icone miraculeuse : « Le grand sage, lui dit-elle, est entré dans le nirvāṇa, mais, du moins, il existe encore des êtres comme toi... Viens à notre aide... » On ne saurait avouer plus ingénument que, dans les occasions pressantes, mieux vaut invoquer un génie vivant qu’un Buddha mort.